Prothèse de genou et Ostéopathie.

La raison principale qui conduit à la pose d’une prothèse de genou est la douleur et l’invalidité causées par l’arthrose.

Les patients témoignent que l’ostéopathie apporte un vrai confort et une meilleure récupération en complément des soins habituels. Une séance pourrait être recommandé systématiquement avant une opération pour « réajuster » le membre inférieur concerné.

L’arthrose

L’arthrose est un processus dégénératif d’origine mécanique et/ou inflammatoire qui altère la qualité des cartilages et de l’articulation.

L’arthrose mécanique peut venir d’un déséquilibre de posture (et/ou surpoids) qui conduit à une augmentation de pression sur une articulation précise. Elle peut venir d’une sollicitation trop importante et régulière dans un métier ou un sport. Ou encore d’ancien traumatismes. L’ostéopathe est vigilant aux antécédents de coups, chutes et accidents, qui restent silencieux des années mais qui font forcer une articulation. Lentement cette modification contribue à la dégénérescence précoce des tissus.

 

L’arthrose inflammatoire isolée ou associée à l’arthrose mécanique va entraîner une altération des tissus de toute l’articulation. Elle va perturber la vascularisation et l’innervation des tissus.

L’ostéopathe intervient pendant une crise pour calmer et améliorer le drainage puis lorsque l’inflammation est passée, il veille à la souplesse des tissus du genou pour que la vascularisation, l’innervation, l’étirement des fascias, retrouvent leurs capacités optimales.

Le cartilage

Le cartilage est un tissu  élastique et résistant qui recouvre la surface des os dans les articulations. Il est dépourvu de nerf et de vaisseaux. Cela a deux incidences, la première c’est que l’on ne « ressent » pas son cartilage contrairement à un tissu innervé. La deuxième c’est que les ressources nécessaires à sa régénération sont très difficile à parvenir aux cellules. A l’image du système lymphatique qui a besoin de mouvements des muscles du corps pour améliorer sa propulsion dans l’organisme, le cartilage apprécie les contraintes régulières, d’intensités normales.

L’ostéopathe qui intervient dans le « champ fluidique » d’une articulation aide à améliorer l’homéostasie et permet en général un minimum de soulagement.

Anatomie du Genou

Le genou est l’articulation entre le  Fémur et le Tibia ainsi que de la rotule. Ces trois pièces osseuses ne seraient rien sans les ligaments qui les relient et les muscles qui le gainent.

Citons les principaux : ligaments croisées, les ligaments collatéraux, ligament rotulien et tendon du quadriceps, les muscles ischio jambiers et quadriceps, le mollet (triceps).

L’ostéopathe s’intéresse en premier lieu aux grandes structures mais rapidement se sont les plus petites qui vont avoir toute notre attention :

Ligaments  patellaire, rénaticulums de la rotule,  ligaments ménisco-fémoral; ligament transverse du genou, ligaments de la tête fibulaire ; bourses subtendineuses des muscles gastrocnémiens ; ligament poplité arqué.

L’intérêt de pouvoir discerner des tensions sur ces petites structures par l’ostéopathie est de préciser la nature du problème et parfois d’y remédier. Par exemple, dans certains cas une douleur identifiée comme d’origine méniscale (Avec ou sans lésion du ménisque) peut être soulagée par relâchement du ligament ménisco-fémoral (ligaments d’attache du ménisque).

Prothèse de genou Ostéopathie genou prothèse

Genou face antérieure

Prothèse de genou Genou anatomie ostéopathie

Genou vue postérieure

Prothèse de genou anatomie ménisque

Vue supérieure du segment inférieur de l’articulation du genou (Tibia)

Avant l’opération

Les dernières tentatives

L’évolution du cartilage est un processus très long, que se soit dans sa destruction ou son maintient. Lorsque l’on constate la dégradation du cartilage il est tard mais pas trop tard.

Il y a plusieurs choses à faire avant d’avoir recours à la prothèse de genou. Les médicaments antidouleur, les compléments alimentaires pour aider à régénérer les tissus, perdre du poids, traiter en ostéopathie les tensions autour du genou et rééquilibrer la posture, porter des semelles. Sans parler des nouvelles technologies de régénération par injection de molécules récentes…

Pour certains patients le confort apporté par l’ostéopathie soulagera suffisamment l’articulation pour repousser la date de l’opération. Le temps que les séances produiront de l’effet, parfois des années.

L’opération

Une fois tout essayé et que la douleur et l’invalidité persistent, il est temps de passer à l’opération, rassuré d’avoir fait ce qu’il fallait. L’Ostéopathie permettra de vous préparer avant l’opération pour bien placer le membre inférieur et apaiser le corps.

L’opération pour la pose de la prothèse de genou consiste à sectionner les extrémités des os pour y visser des prothèses. La technique évolue et aujourd’hui on trouve du matériel qui s’adapte de plus en plus à la morphologie du patient, cas par cas. C’est une opération devenu régulière avec 80 000 interventions en France chaque année.

Préparer votre retour à la maison en prévoyant que vous ne pourrez pas tout faire facilement au début, exemple donner à manger aux animaux de compagnie, sortir le chien, tondre la pelouse etc…

Après l’opération

Vous serez pris en charge par la structure hospitalière, avec un kinésithérapeute qui vous accompagnera. Il vous faudra réapprendre à fléchir le genou, a prendre appui dessus. C’est un effort nécessaire pour bien récupérer. Dès lors que vous serez en mesure de vous déplacer seul vous pourrez rentrer chez vous. Vous serez alors invité a poursuivre les séances de kinésithérapie en dehors de la structure. Les cabinets de kinésithérapie sont souvent surchargés, prenez vous à l’avance pour prendre des rendez vous (il y a parfois un mois d’attente). Apprenez les bons gestes lié à la prothèse de genou et reproduisez les au quotidien, plus vous serez rigoureux et volontaire dans ces efforts de rééducation et mieux vous récupérerez. C’est l’occasion d’avoir un nouveau rapport à la douleur, la dépasser pour un vrai bien.

L’ostéopathe pourra vous accompagner après l’opération pour travailler le « champ fluidique », (pas de manipulation au début) pour aider la cicatrisation et l’ajustement des fascias. L’ostéopathie est d’autant plus utile chez une personne qui cicatrise mal, qui fume ou est en surpoids.

Puis une fois par mois vous pourrez voir l’ostéopathe pour détendre le corps, les structures du genou, réajuster la posture, diminuer les douleurs résiduelles.