Les 3 premiers cas cliniques sont liés à un excès de tensions musculaires.
Le 4ème est lié à un manque de tonus des muscles du dos.
C’est devenu ma spécialité pour la sciatique liées aux hernies discales.
A savoir tonifier le gainage musculaire naturel pour soulager le disque.
Table des matières
La sciatique, cette douleur vive, qui irradie de la fesse jusqu’au pied, est souvent vécue comme une fatalité. Pourtant, derrière le même symptôme se cachent des réalités anatomiques très différentes.
Pour comprendre comment l’ostéopathie peut vous soulager, explorons quatre situations cliniques concrètes rencontrées à mon cabinet de Melun.
Quatre cas cliniques : à chaque sciatique sa cause réelle
Cas n°1 : L’origine mécanique et discale (La plus classique)
Le profil : Un patient souffrant d’une douleur aiguë après avoir porté une charge lourde, avec une sensation de blocage dans le bas du dos. Depuis déjà une semaine.
Le bilan : Je retrouve une perte de mobilité des vertèbres lombaires (L4-L5 ou L5-S1) et des spasmes musculaires des muscles paravertebraux avoisinant. Je peux penser que cela crée une hyperpression sur le disque intervertébral, qui vient irriter la racine du nerf sciatique. Tout en restant prudent car s’il s’agit d’une hernie je ne préfère pas manipuler la zone.
L’objectif thérapeutique : Je commence par proposer doucement aux muscles de se détendre un peu sans exercer de pression. Dans ce cas là le corps réagit volontier, c’est rassurant, je peux redonner de la mobilité au bassin et aux lombaires sans forcer, afin de décompresser la zone et de diminuer la pression vertébrale.
Le résultat : Une nette diminution des élancements dès la première séance. Vu l’intensité je le revois 4 jours plus tard pour une séance plus courte qui permet de lever le point encore génant en bas du dos.
Cas n°2 : Le syndrome du piriforme (L’origine musculaire et myofasciale)
Le profil : Un coureur se présente avec ce qui ressemble à une sciatique. Il ressent une douleur dans la fesse, majorée à la marche ou en voiture. Pas de notion de choc mais des entrainements intensifs oui.
Le bilan : Le nerf sciatique passe près du muscle piriforme (situé dans la fesse). Lorsque ce muscle est en souffrance il peut irriter le nerf et déclenche une sciatalgie qui peut faire penser à la sciatique. je retrouve en effet ce muscle spasmé.
L’objectif thérapeutique : Le but est de comprendre comment ce muscle s’est retrouvé dans cet état, soit il a subit des contraintes et alors le travail se focalisera sur lui, soit il compense un désequilibre du bassin , du pied, du genou et alors il faudra rectifier l’ensemble avant. Dans ce cas je trouve seulement la zone locale alors je travaille sur les fascias, étire le muscle en douceur et rééquilibre l’axe des membres inférieurs (genou, cheville). Traitement special du marcheur
Le résultat : Libération immédiate de la pression sur le nerf et disparition de la sensation de brûlure dans la jambe mais attention car le muscle a été sensible, dans ce cas il faudra ménager les entrainements car il semble que ce soit la cause qui a fait souffrir le muscle. le sportif est invité à reprendre des entrainements moins intenses pour évaluer la quantité d’efforts acceptable par le muscle sans se spasmer.
Cas n°3 : L’origine viscérale et d’appui (Le cas indirect)
Le profil : Une patiente souffrant de sciatiques à répétition, souvent du même côté, associées à des troubles digestifs chroniques (ballonnements, colopathie).
Le bilan : Je retrouve des tensions en direction du petit bassin et l’impression que la sacrum recoit de la pression par l’avant. Les tensions des ligaments des organes digestifs se répercutent sur le bassin. Les ballonements peuvent congestionner un peu la zone du petit bassin.
L’objectif thérapeutique : Le fait que la douleur vienne et reparte sans explications mécanique est un indicateur d’une origine viscérale. Je confirme en testant la mobilité des organes du ventre. Je vais donc travailler tout le ventre pour déjà soulager la pression mais ensuite il faudra comprendre si les problèmes de digestions viennent d’une intolérance ,d’un excès de sucre etc… car sinon ça risque de revenir.
Le résultat : La libération du ventre soulage sur le moment, puis nous abordons le sujet alimentaire avec référence auprès d’un spécialiste.

Cas n°4 : Origine thoracique
Le profil : Une femme de 40 ans se présente avec les symptômes d’une sciatique avec hernie discale connue. Côté gauche L5. En crise depuis quelques jours déjà.
Le bilan : En examinant je trouve les muscles à gauche des lombaires détendu. En manque de tonicité. Sur l’ensemble du corps je cherche d’autres pistes et je trouve l’articulation de la clavicule gauche coincée au niveau du sternum.
L’objectif thérapeutique : Je comprends que dans cette situation nous ne sommes pas sur un spasme musculaire avec compression du disque mais sur perte de tonus avec affaissement et finalement compression du disque. L’objectif change radicalement puisqu’il va falloir essayer de tonifier la zone et non pas la décontracter.
Le résultat : En travaillant la clavicule et en la libérant il y a eu un effet sur la région dorsales basse. Un lien difficile à expliquer mais qui a produit l’effet de renforcer le muscle carré des lombes et paravertébraux. La douleur est partie aussitôt.
Les facteurs aggravants à surveiller
Tout comme pour d’autres névralgies, certains éléments du quotidien entretiennent l’inflammation du nerf sciatique :
Le stress chronique : Il augmente la tension musculaire globale.
La déshydratation : On parle des disque vertebraux mais tous les tissus du corps sont plus souples et fort quand o nest bien hydraté.
Le manque de marche : L’immobilité fige les structures et empêche la vascularisation optimale naturelle de la zone lombaire.
Le repos et le sommeil: Lié à la régénération la qualité du sommeil (On peut agir sur l’environnement du sommail) aide beaucoup, pour la sciatique je recommande fortement de s’allonger 15min en milieu de journée pour reposer les disques vertebraux. La fatigue en fin de journée sera moindre.
Conseils et prévention : l’avis de votre ostéopathe
Si la crise est aiguë, privilégiez des positions de repos (allongé sur le dos, les jambes surélevées sur un coussin) et appliquez du chaud ou du froid selon ce qui vous soulage. Dès que la douleur devient gérable, reprenez une marche douce sur terrain plat pour relancer la dynamique du bassin.
Si les douleurs persistent ou irradient de manière invalidante, une prise en charge globale permet de redonner de la liberté à vos mouvements. N’hésitez pas à demander conseil à votre médecin traitant ou à prendre rendez-vous au cabinet.
Traitement de la main par ostéopathie, quand consulter lors d’une blessure.
